A la fin du XIIème siècle, les moines de l'abbaye de Fécamp font édifier une chapelle dans leur bois à l'écart du village d'Aizier. Elle sera la chapelle d'une léproserie jusqu'au XVème siècle. La léproserie échappe par la suite au sort de nombreuses autres et devient un prieuré jusqu'au XVIIème siècle. (les bâtiments de la plupart des léproseries ayant été remaniés au cours des siècles) Elle tombe alors progressivement en ruine. Après avoir été frappée d'interdit en 1717 en raison de son état, la chapelle est vendue en 1791 comme bien national et sert de carrière. A partir de ce moment là, l'emprise végétale recouvre les vestiges qui restent cependant l'objet d'un culte important et incessant. Un site internet y est d'ailleurs consacré.
La Léproserie
Les archives ont donné très peu d'éléments sur la période durant laquelle le site est utilisé en tant que léproserie. Il est d’ailleurs courant pour ce genre d’édifices que les archives les mentionnent rarement.
La lèpre est sans doute la pire des maladies contagieuses. Au Moyen Âge, les lépreux étaient frappés d'isolement et considérés comme des parias, quelles que soient leur condition sociale. C’est ce qui explique le positionnement de la léproserie Saint-Thomas d'Aizier, à près d’un kilomètre d’Aizier.
- Combien de malades y ont séjourné ? - A quelle époque ? - Vivaient-ils en famille ou seuls ? - Dans un même bâtiment ou dans des habitations individuelles ?
Autant de questions auxquelles les fouilles archéologiques, confrontées aux données historiques et aux recherches menées dans trois autres léproseries en Europe (Danemark, Pays-Bas et Angleterre) cherchent à répondre.
Faîtes un noeud, faîtes un voeu
Nichée au coeur de la forêt de Brotonne, à Aizier, vous serez séduit par un site fascinant : La chapelle St Thomas. Le site date du XIIe siècle. La léproserie fait d’ailleurs l’objet de fouilles archéologiques. L’association de sauvegarde et de renouveau du prieuré St thomas organise des manifestations culturelles diverses comme la lecture de contes, ou des concerts… Et laissez vous conter la légende locale : on raconte en effet qu’il faut nouer la branche d’un arbre voisin de la chapelle… et si le nœud résiste à l’épreuve du temps, le vœu est exaucé.