Entre Seine et Marais : longer les vieux prés salés
Dès la sortie du village, le sentier s’efface sous les pieds pour laisser place à la nature : entre prairies humides et marais, ce sont des hectares d’herbes hautes et de petites mares, anciennes “rivières mortes” de la Seine, qui forment un écosystème unique. Ici, dès le printemps, les orchidées sauvages parsèment les talus : on y recense jusqu’à 8 espèces différentes sur la zone Natura 2000 du Marais Vernier-Estuaire de la Seine (source : Observatoire de la Biodiversité en Normandie, 2022).
À écouter : le chant des vanneaux huppés, sternes et courlis est omniprésent. Dans la lumière rasante du soir, vous surprendrez peut-être, à fleur d’eau, le vol discret d’un martin-pêcheur ou d’une poule d’eau.
Curiosité locale : les « prés salés »
Ce sont de vastes prairies littorales où la montée des eaux lors des grandes marées remonte à l’intérieur des terres. Jusque dans les années 1950, on y menait paître chevaux et vaches — la viande « de marais » était alors réputée dans toute la vallée, et portait un arôme délicatement « iodé ». Plusieurs exploitants agricoles perpétuent aujourd’hui la tradition de l’élevage extensif sur ces parcelles (source : INRAE, dossier « Pratiques rurales en zone humide »).