Quand la signalétique raconte une histoire : anecdotes locales et originalités normandes
Le balisage cache parfois des trésors d’histoire. Saviez-vous que l’un des plus vieux sentiers sillonne le bois de Breuil, entre Quillebeuf et Saint-Aubin-sur-Quillebeuf ? Ce chemin autrefois marqué par des bornes en grès, posées au XVIIe siècle, servait aux convois qui descendaient le sel vers la Seine… Longtemps, on a vu ces marques s’effacer, puis renaître sous le pinceau d’associations patrimoniales locales (sources : Archives de l’Eure, FFRandonnée).
Autre curiosité : la signalétique du Marais Vernier, avec ses pictogrammes atypiques (cigogne, sabot, bouse de vache !), héritage des naturalistes venus signaler les zones sensibles, bien avant la “mode” du tourisme vert.
Et pour les passionnés : le mois de septembre accueille parfois des “randos-rallyes” organisés par des clubs locaux, où il faut repérer les traces de l’ancien balisage ou déceler les fausses pistes imaginées pour pimenter la sortie.
Enfin, parmi les mots du coin : le “senté”, prononcé “sinté”, en patois normand, désigne tantôt le chemin communal, tantôt la sente piétonne ! À ne pas confondre lors d’une conversation sur le marché du samedi…